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Site d’Estelle Debouy

4 Conférences

Nihil noui sub sole: racines latines de notre pensée proverbiale

L’objet de cette conférence est de redonner du sens à quelques expressions que l’on emploie au quotidien sans savoir ce qu’elles signifient vraiment, et souvent sans savoir qu’elles nous viennent directement... du latin. Je vous propose donc de les redécouvrir en les replaçant dans leur contexte d’origine. On s’intéressera d’abord à quelques locutions latines que l’on emploie dans la langue de tous les jours et dont on ignore souvent le sens d’origine. Mais la survivance du latin dans notre langue ne se limite pas à cela : on emploie au quotidien un certain nombre d’expressions que les Latins employaient déjà : certaines d’entre elles sont passées telles quelles en français et on les cite donc en latin ; d’autres, en revanche, sont directement traduites du latin et on les emploie sans soupçonner qu’elles viennent de la langue de Cicéron.

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Conférence présentée le 22 mars 2016 dans le cadre de l’université Inter-Âges de Poitiers.

Le livre et le numérique: les enjeux d’une révolution en marche

Le choc du numérique a atteint le livre de plein fouet et, depuis une quinzaine d’années déjà, on assiste à une vaste entreprise de numérisation de l’écrit. Le rêve de pouvoir emporter partout avec soi toute sa bibliothèque est devenu réalité avec l’apparition des livres électroniques. Bien plus, comment ne pas se réjouir du formidable progrès que représente la possibilité pour tout un chacun d’accéder, en quelques clics, à l’ensemble du patrimoine écrit de l’humanité grâce aux bibliothèques numériques. Et pourtant, les conditions dans lesquelles cette idée prend corps déclenchent, de divers horizons, plusieurs levées de bouclier. C’est aux différents aspects et aux conséquences de cette révolution que j’aimerais m’intéresser dans cette conférence intitulée:

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Conférence présentée le 26 février 2014 dans le cadre de l’université Inter-Âges (UIA) de Poitiers et prévue le 16 novembre 2017 dans le cadre de l’université du Temps Libre de Saumur.

Pourquoi peut-on encore lire les grandes œuvres de l’Antiquité? Petite histoire de la transmission des textes

Quand vous prenez, sur le rayon de votre bibliothèque, l’Odyssée d’Homère ou le dernier polar de Fred Vargas, rien ne les distingue matériellement. Et pourtant ! Entre l’auteur contemporain et son livre, rien ne s’interpose, le texte est celui que l’auteur a définitivement écrit, exceptions faites des fautes d’impression ou autres coquilles. En revanche, des siècles séparent les éditions des textes antiques que vous avez dans les mains du texte qu’ont écrit ces auteurs qui vivaient bien avant notre ère! C’est à cette histoire de la transmission de la littérature antique que j’aimerais m’intéresser dans cette conférence.

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Conférence présentée le 22 mars 2012 dans le cadre de l’UIA de Poitiers et le 30 janvier 2014 à Saumur.

L’acteur dans la Rome antique: fama ou infamia, star ou paria?

Alors même que tous les yeux des Romains étaient tournés vers les acteurs, considérés comme des stars, ces derniers étaient socialement et légalement marginalisés. C’est à ce statut paradoxal de l’acteur à Rome que je voudrais m’intéresser dans cette conférence.

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Conférence présentée le 21 février 2013 dans le cadre de l’UIA de Poitiers et le 7 mai 2015 à Saumur.

À la découverte des fragments des pièces d’atellanes, ancêtres de la commedia dell’arte?

L’atellane, farce d’origine osque, jouée par des acteurs masqués, connut une grande vogue dans la région de Naples à l’époque de Cicéron. L’originalité de ce genre était de mettre en scène des personnages portant le même nom qui représentaient des types populaires, le bouffon, l’imbécile bavard, le vieux pédant, le glouton.

Dans cette conférence, après avoir présenté ce genre qu’est l’atellane – genre malheureusement presque entièrement perdu pour nous – nous nous demanderons s’il n’est pas l’ancêtre du théâtre populaire italien, apparu bien plus tard, au XVIe siècle, et qu’on appelle commedia dell’arte.

Le 19 mai 2011, UIA Poitiers.

L’Antiquité au cinéma

Quand on parle de l’Antiquité au cinéma, on pense d’abord au péplum : que ce soit à travers ses grandes figures mythologiques ou bien ses grands hommes, depuis la Bible jusqu’aux empereurs romains, l’Antiquité n’a cessé d’intéresser la septième art dès ses débuts. La façon dont elle a été mise en scène mérite qu’on s’y intéresse.

Étant donné l’ampleur et la diversité du sujet, je ne m’intéresserai, dans cette conférence, qu’à deux approches radicalement opposées dans l’art de porter sur le grand écran des grands textes de l’Antiquité (ou des grands textes mettant en scène l’Antiquité) : d’un côté, le choix du théâtre filmé, illustré par le film Jules César de Mankiewicz, fidèle adaptation de la pièce de Shakespeare du même nom ; de l’autre, le choix de la réécriture parodique, illustré par le film O’Brother des frères Coen, libre adaptation de l’Odyssée d’Homère.

Le 21 janvier 2010, UIA Poitiers.

Molière, lecteur de Plaute

En effet, si c’est un lieu commun de dire que la littérature française s’est formée sur le modèle de la littérature latine, on s’est assez peu intéressé aux modalités concrètes de cette imitation. Nous ne prendrons ici que deux exemples de réécriture dans le théâtre de Molière : l’Avare et Amphitryon, adaptation de deux pièces de Plaute, l’Aulularia et Amphitryon (pièce du même nom). Nous montrerons que si Molière s’inspire largement du dramaturge latin, il se livre aussi à un véritable travail de réécriture qui lui permet de rivaliser avec son modèle.

Le 10 décembre 2008, UIA Poitiers.